Louis-Philippe Dalembert raconte le sauvetage des Juifs d’Europe par Haïti à Paris

Le consulat général de la République d’Haïti à Paris a organisé samedi dernier une causerie avec le romancier haïtien Louis-Philippe Dalembert autour de son dernier roman « Avant que les ombres s’effacent ». Le thème : Comment Haïti sauva-t-elle des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale? Par ce roman qui raconte la destinée tragique dont le cours fut heureusement infléchi par le docteur Ruben Schwarzberg, l’auteur a rendu un hommage plein d’humour à son pays qui a toujours été une terre d’accueil pour les victimes de l’histoire.

Culture –

Une salle comble avec des photocopies de passeports et sauf-conduits que l’État haïtien avait accordés aux Juifs qui fuyaient le nazisme de Hitler lors de la Seconde Guerre mondiale. Quelques-uns prennent des photos placardées sur le mur du consulat pendant que d’autres essaient de lire ces documents comme s’ils cherchaient à comprendre si ces documents sont vrais.

Devant des caméras de France Télévision et des médias haïtiens de Paris, le responsable de communication et des relations publiques du consulat, Maguet Delva, a introduit Louis-Philipe Dalembert avec des mots de remerciement pour ce roman qui, dit-il, présente une fois de plus « notre Haïti généreuse tendant les mains aux opprimés de l’époque, contrecarrant ainsi les choix politiques et irrationnels des nazis ».

Le roman «Avant que les ombres s’effacent » retrace l’histoire du docteur Ruben Schwarzberg qui fut de ceux dont le nazisme a brisé la trajectoire pour se retrouver un jour en Haïti dans le cadre d’un vote par l’État haïtien, en 1939, d’un décret-loi autorisant ses consulats à délivrer passeports et sauf-conduits à tous les Juifs qui en formuleraient la demande.

Une histoire qui a conduit son protagoniste dans un périple triangulaire qui a débuté en Pologne, passant par Paris pour finalement se terminer à Port-au-Prince. Sorti en mars dernier, ce roman de Louis-Philippe Dalembert revient sur une partie de l’histoire méconnue de la République d’Haïti qui a sauvé des centaines de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale à un moment où les Français, les Cubains, les Américains ne voulaient pas d’eux dans leurs pays. « À lire ce roman, on est à même de dire que c’est une symphonie où tous les violons se sont accordés pour attirer les mélomanes vers une réflexion infinie du début jusqu’au dernier son du concert.

Quand on commence à lire ce livre, on doit le lire sans interruption jusqu’à la fin », a expliqué le consul général d’Haïti, Vilbert Bélizaire, soulignant par ailleurs que cette oeuvre évoque l’humanisme haïtien pendant la Seconde Guerre mondiale pour ces centaines de Juifs que l’État nazi voulait exterminer.

« En octroyant cette terre d’asile à ces Juifs errants, Haïti a une fois de plus montré au monde entier que l’indépendance de notre pays en 1804 n’était pas un hasard. Nous avions montré, par ce geste, que nous étions contre la monstruosité barbare qui a toujours voulu prendre le dessus sur un monde plus humain et plus solidaire. »LIRE LA SUITE SUR LE NOUVELLISTE.COM

 

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