Un premier bilan pour la Caravane du changement dans le grand Sud

Spread the love

Au ministère de la Communication, la cellule de coordination de la Caravane du changement a rencontré, ce lundi, la presse pour dresser un bilan des réalisations effectuées, à partir de ladite caravane, dans les départements du Sud, des Nippes et de la Grand-Anse.

Après avoir passé 54 jours dans l’Artibonite, la Caravane du changement se trouve depuis plus de trois mois dans les départements des Nippes, du Sud et de la Grand-Anse. Un premier bilan est dressé par le coordonnateur de la Caravane du changement, l’agronome Jacques Thomas, pour la période allant du 1er juillet au 30 septembre. Avant de présenter les réalisations, l’ancien ministre de l’Agriculture a précisé que la Caravane du changement a mené deux types d’opérations dans le grand Sud : des opérations coup de poing à court terme et des opérations structurantes sur le long terme.

La Caravane du changement touche plusieurs domaines d’activités : infrastructures routières, curage et endiguement de rivière, électrification rurale, construction de systèmes d’irrigation, etc. « Une centaine de kilomètres de routes ont été réhabilitées. Il s’agit des routes intercommunales et des routes interdépartementales, dont l’axe routier reliant Cavaillon à Baradères. Dans le département des Nippes, 21 kilomètres de routes ont été construites contre 34 kilomètres dans le Sud et 28 kilomètres dans la Grand-Anse», a indiqué le coordonnateur de la Caravane du changement, Thomas Jacques.
Outre les infrastructures routières, des travaux importants ont été réalisés sur plusieurs grandes rivières dans les départements du Sud et des Nippes. « Les travaux réalisés sur les rivières se font dans l’optique d’éviter des inondations qui peuvent causer des dégâts énormes », a soutenu l’agronome Jacques Thomas. Des infrastructures hydro-agricoles ont été réhabilitées, dont les périmètres irrigués de Les Anglais, Torbeck, Cavaillon et la plaine des Cayes. « Nous faisons à peu près 60 000 mètres linéaires de curage, de canaux d’irrigation, réalisés afin de préparer la campagne d’hiver », a affirmé le coordonnateur de la Caravane du changement, ajoutant que le ministère de l’Environnement s’adonne à des travaux de reboisement et de traitement de bassins versants.

Dans le domaine de l’éducation, 474 salles de classe ont été réhabilitées, d’après l’agronome Jacques Thomas, par le Fonds d’assistance économique et sociale (FAES). Le ministère de la Santé publique a été aussi appelé à jouer sa partition, à travers une clinique mobile qui a touché 15 000 personnes et une distribution de plus de 130 000 moustiquaires. La Caravane du changement dans le grand Sud, c’est aussi le volet de l’électrification rurale. « 850 lampes, utilisant l’énergie solaire, ont été distribuées par le ministère des Travaux publics. Actuellement, un appel d’offres est lancé pour l’acquisition de 28 000 systèmes d’électrification solaire », a déclaré Thomas Jacques, soulignant par ailleurs que l’Entreprise publique de promotion de logements sociaux (EPLLS) a lancé un projet de construction de deux mille maisons au niveau des trois départements concernés par la caravane.

Un montant de 195 millions de gourdes a été mobilisé dans l’Artibonite pour des travaux de curage en vue d’arroser environ 32 000 hectares, d’après l’agronome Jacques Thomas. En outre, il a fait savoir que 256 millions de gourdes ont été dépensées dans les départements du Sud, des Nippes et de la Grand-Anse pour l’ensemble des réalisations effectuées dans le cadre de la caravane. Environ 8 000 emplois temporaires ont été créés. Avec les travaux de réhabilitation d’une dizaine de systèmes d’irrigation prévus, il va y avoir de nombreux nouveaux emplois créés temporairement, assure Jacques Thomas.
Selon l’agronome Jacques Thomas, la caravane devait laisser les départements du Sud, des Nippes et de la Grand-Anse depuis le 30 septembre écoulé. A l’entendre, la caravane n’a pas de date pour quitter les trois départements du grand Sud qui avaient été sévèrement frappés par l’ouragan Matthew, l’année dernière. Un des projets de taille qui reste à concrétiser, c’est la déviation de la rivière des Baradères. « Cette rivière traverse la ville de Baradères. Ce projet a été identifié par les riverains. Nous allons endiguer la rivière sur plus de 5 kilomètres et 500 000 mètres cubes de terrassement seront également effectués », a expliqué l’ingénieur Jean Brunet Georges, membre de la cellule de coordination de la Caravane du changement, précisant que ces travaux vont coûter 250 millions de gourdes.

Les ministères de l’Agriculture, des Travaux publics, de l’Environnement, de la Santé ainsi que des institutions publiques telles que Dinepa, EPPLS, FAES et CNE sont activement engagés dans la Caravane du changement. Les plans d’action sont réalisés en commun accord avec les parlementaires, les maires, les Casec et Asec, d’après le coordonnateur de la Caravane du changement.

Gérard Junior Jeanty
Auteur