Des personnes ont manifesté ce mercredi en soutien à des policiers

Spread the love

Des policiers sans uniformes et des membres de la population ont organisé une marche pacifique ce mercredi 29 novembre 2017 dans les rues de Port-au-Prince pour apporter leur soutien aux policiers victimes, selon eux, des dernières dispositions prises par l’Inspection Générale de la Police Nationale d’Haïti (IGPNH) à l’encontre de certains policiers.

Des dispositions faisant état d’arrestation ou de renvoi définitif de certains policiers impliqués aux « malheureux incidents » survenus à Lilavois et à Grand-Ravine respectivement en octobre et au début de ce mois de novembre. Ce faisant, des policiers ont décidé de prendre la poudre d’escampette pour échapper aux sanctions imposées par l’IGPNH.

Au fait, le vendredi 13 octobre 2017 des agents de la Brigade d’Opération et d’Intervention Départementale (BOID) ont participé dans une opération musclée à Lilavois pour répliquer à l’assassinat d’un membre de cette entité par des individus circulant  à bord de motocyclette. Au cours de cette intervention, de nombreux dégâts ont été enregistrés dont plusieurs maisons et véhicules incendiés, d’après les constats du commissaire principal de la commune de la Croix-des-Bouquets.

Un mois plus tard, la Police Nationale d’Haïti a mené une opération non moins catastrophique à Grand Ravine le lundi 13 novembre 2017. Cette opération s’est soldée par la mort de plusieurs personnes, y compris celle de deux agents de l’Unité Départementale de Maintien d’Ordre (UDMO). Ainsi, des agents de l’Unité ont été mis en cause par l’IGPNH suite aux enquêtes liées aux dommages causés à Grand Ravine ce jour-là.

En effet, ces deux situations ont obligé le haut commandement de la PNH à mener des enquêtes qui ont abouti à des sanctions, jugées injustes par les manifestants, à l’endroit de certains agents de la PNH. Ils réclament qu’il ne faut pas prendre les policiers pour des voleurs et qu’il serait injuste que des policiers soient en cavale pendant que des bandits circulent au grand jour, aux yeux de tout le monde.

La manifestation allait se terminer devant les locaux du parlement par un message adressé au président du Sénat, Youri Latortue. Ce dernier qui, selon le message, doit s’appliquer pour faire respecter le droit des policiers.

Tout au moins faut-il bien le rappeler que ces formes de démonstrations publiques par des agents de la police sont interdites par les règlements de l’institution.

Rode Louis Azer Chery