La République Dominicaine a déporté plus de 5 000 Haïtiens en novembre

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Les opérations de rapatriement des compatriotes se poursuivent continuellement à la frontière haitiano-dominicaine. Comme un vigile, le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Refugiés (GARR) en fait le décompte.
Son rapport est publié ce jeudi 7 décembre : « Au cours du mois de novembre 2017, 5579 personnes rapatriées ont été enregistrées au niveau des quatre points frontaliers officiels haïtiano-dominicains. 417 autres dont 8 rapatriés et 409 retournés spontanés ont été aussi recensés à Cornillon/Grand-Bois. Parmi les personnes rapatriées, figurent 4909 hommes, 591 femmes et 79 mineurs (8 fillettes et 71 garçonnets) ».

C’est le point frontalier Ouanaminthe/Dajabon (Nord-est) qui a accueilli le plus grand nombre de migrants rapatriés avec un effectif de 3491 personnes. En deuxième position Carisal/Comendador (Centre) avec 2054 personnes, suivi de Malpasse/Jimani (Ouest) avec 26 personnes.

Pour rappel, de juillet 2015 au 21 septembre 2017, 229885 migrants haïtiens qui vivaient en République Dominicaine ont été contraints de rentrer en Haïti. Parmi lesquels 133672 retournés spontanés et 96213 rapatriés ont été enregistrés. De ce nombre figurent 4087 mineurs non accompagnés.

Au-delà des chiffres, GARR met en lumière la violation des droits humains dont sont victimes ces migrants. « Certains d’entre eux se sont vu confisquer leurs objets importants : montres, téléphones portables et autres articles de valeur. Ils ont fait état des biens qu’ils ont laissés en République Dominicaine après de longues années de travail en territoire voisin. »

Alors que le monde se prépare à commémorer le 69ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’homme ce 10 décembre sous le thème « Œuvrons pour l’égalité, la justice et la dignité humaine », le GARR profite de l’occasion pour appeler les deux Etats voisins à promouvoir le respect de l’autre et la solidarité sur l’Ile.

En outre, à travers la note, l’organisme de droits humains encourage le gouvernement dominicain à établir des mécanismes visant à garantir la protection des vies et biens des ressortissantes et ressortissants haïtiens sur son territoire.