12 films inspirés du séisme du 12 janvier 2010 qu’il faut regarder

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Résilient, poétique, « assisté », solidaire, les scénaristes ont décrit diverses facettes des Haïtiens au lendemain du séisme du 12 janvier 2010 qui a aspiré l’âme de plus de 200.000 êtres humains. Des documentaristes se sont attribués la tache de raconter le quotidien de ce peuple avant, pendant et après le tremblement de terre. À l’occasion du 12 janvier, la rédaction de Loophaïti fait une recension de ces productions cinématographiques racontant cette « année zéro » qu’aucun peuple n’aurait aimé traverser.

Assistance mortelle

Véritable cataclysme à sortie en 2013, le documentaire « Assistance mortelle » porte un ensemble de chefs d’accusation contre les ONG responsables, selon le documentaire, de la reconstruction à la traine du pays. Vaste regard critique du réalisateur haïtien Raoul Peck sur l’échec de l’aide internationale post-séisme en Haïti. Le documentaire s’étend sur 1h et 40 minutes.

 

Meurtre à Pacot

Produit en 2014 encore par le réalisateur haïtien Raoul Peck, ce film d’une durée de 2h15 minutes, soumet à l’analyse les rapports de classes et de pouvoir en Haïti au lendemain du séisme. Le documentaire a reçu le prix Ricardo Alegria de meilleur film de la Caraïbe lors de la huitième édition du Festival international de films de San Juan, à Porto Rico en 2015.

 

Resilient Hearts ou Kè Vanyan

En 70 minutes et en créole, l’actrice américano-haïtienne Claudine Oriol s’est offert le pari de raconter comment les haïtiens ont vécu courageusement cette période fatidique. La culture, l’histoire, la force et la résilience du peuple haïtien, rien n’a échappé à l’optique de l’actrice. Elle a interviewé des historiens, spécialistes et le feu président René Preval. Les intéressés peuvent continuer à visionner ce documentaire resilientheartsthemovie.

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J-12

Réalisé par le cinéaste américain d’origine haïtienne Perri Pierre, le court métrage « J-12 », d’une durée de 20 minutes, s’est inspiré de la vie d’un jeune immigrant haïtien Vladimir forcé d’abandonner l’école pour rester à New York (Etats-Unis), sous l’impulsion de sa mère. 13 septembre 2014, « J-12 » a reçu le premier prix dans la catégorie « Favorite Short Film » lors de la 4e édition de la Nollywood & African Film Critics Awards (Nafca) à Beverly Hills. Décembre 2013, est mis en E-diffusion gratuitement sur la plateforme vidéo web vimeo.com.

J-12 ( w. French Subs) from Amis Entertainment on Vimeo.

 

Serenade for Haiti (Serenad pou Ayiti)

Après le séisme, l’école de musique Sainte Trinité de Port-au- Prince se tournait vers la musique pour aider les gens à se relever de la catastrophe. Ainsi, le réalisateur Owsley Brown a jugé utile de travailler long métrage documentaire musical sur l’école d’une durée de 1h et 18 minutes.

 

Notre-Dame de Port-au-Prince (Broken Stones) 

Dans l’horreur de l’après séisme, la cinéaste haïtienne, franco-américaine Guetty Felin a emprunté un chemin tordu : parcourir les ruines de la ville de Port-au-Prince, ainsi fondée en 1749. La ballade l’a conduit sur les sentiers de la Cathédrale Notre Dame de Port au Prince, communément « Bò Katedfral ». En 60 minutes, la cinéaste rassemble des voix des personnages connus et respectés de la ville afin de construire une poétique intérieure sur ce quartier, après la catastrophe.

Une étrange cathédrale dans la graisse des ténèbres

A l’instar de Guetty Felin, le cinéaste français mort en 2016 Charles Najman, a consacré une partie de son travail à la recherche de la Cathédrale de Port-au-Prince, à genoux par le 12 janvier 2010. Tourné presqu’autour de la basilique Notre-Dame, ce film de 78 minutes en scène le créateur mythique Haïti Frankétienne. Au milieu des vestiges, ce film nous invite à apporter une réponse poétique à la catastrophe.

 

Haïti, l’année zéro

Pas si différente que certains autres, ce film retrace le vide qu’a laissé le séisme dans le cœur des haïtiens, les habitations à jamais reconstruites avec les mêmes souvenirs, l’espoir que rayonnera le visage de plus d’un malgré les soucis. Soixante et une minutes pour que le cinéaste haïtien Kendy Vérilus livre son sac d’émotions sur ces 35 secondes infinies.

 

Goudougoudou

Au lendemain du séisme, le choc tonitruant portait les rescapés à répandre importunément l’onomatopée créole « Goudougoudou » pour exprimer le bruit qui accompagnait le tremblement de terre du 12 janvier 2010. Ainsi, les réalisateurs Pieter Van Eecke et Fabrizio Scapin, respectivement français et italien, se sont emparés de ce terme pour recueillir des témoignages, des scènes de vie dans une Port-au-Prince meurtrie. Le film plante un décor favorable à dix personnes pour raconter, en 55 minutes, les avatars de leur vie.

 

Poètes de la rue en Haïti

Revenu festival Étonnants voyageurs en février 2012, le journaliste littéraire français à France Ô Christian Tortel, a réalisé un mini documentaire de 13 minutes titré : « Poètes de la rue en Haïti ». Cette aventure met en lumière deux villes : Port-au-Prince et Jacmel, dans leur vitalité, richesse et diversité de la poésie contemporaine haïtienne. Dans cette traversée poétique urbaine, les voix de Coutechève Lavoie Aupont, Dany Laferrière et Alain Mabanckou s’associent pour rendre hommage aux morts et blessés du 12 janvier 2010.

Ayiti mon amour

Présélectionné aux Oscars 2018 dans la catégorie de meilleur film étranger, ce film de Guetty Felin raconte trois histoires de personnages distincts lors d’une randonnée à Jacmel. Tourné 5 ans après séisme, l’ouvrage s’étend sur 88 minutes pour montrer une autre facette de la réalité du pays. Les jacméliens marchent au pas de la musique, de la poésie, de la danse, etc.

 

 

Haiti After quake 

La branche américaine de la chaine qatarie, Al Jazeera a envoyé un de ses reporters brasser les décombres du 12 janvier 2010. Immersion poussiéreuse.

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