Sénatus invite Liliane et Jean Monard à porter plainte contre Martelly

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Assistons-nous actuellement à une véritable levée de bouclier contre l’ancien président Michel Joseph ? La question apparaît précipitée certes, mais les différentes voix qui s’élèvent aujourd’hui contre la personne de l’ex-Chef d’Etat la rendent évidente.

Dans le numéro du 22 janvier de la rubrique ‘Le point’ sur Télé Métropole, nous avions déjà mentionné les aventures du sénateur Jean Renel Sénatus dans le royaume des zombies. Mais tout n’est pas fini, au contraire. D’autres informations importantes et riches de sens pullulent dans cette interview.

À la fin de l’entrevue, le journaliste vedette de l’émission Wendell Théodore a abordé la problématique de l’« utilisation des enfants dans le carnaval » à partir d’une petite vidéo du sénateur postée sur les réseaux sociaux le 21 janvier, à la mi-journée.

L’élu de l’Ouest qui a participé en catimini au deuxième dimanche pré-carnavalesque, soit le 21 janvier, s’est saisi de cette problématique pour dénoncer les « parents qui ne se préoccupent pas du comportement de leurs enfants une fois arrivés sur le parcours ». « Sans gêne, les enfants reprennent en chœur des propos obscènes, malsains », dénonce le sénateur.

Pourfendeur autoproclamé des valeurs immorales dans la société- ce qui lui a valu le sobriquet « Zokiki », l’ancien commissaire de Port-au-Prince estime qu’un « enfant ne devrait pas rester au carnaval au-delà de 10 h du soir. Pire, sans l’attention de ses parents, parfois ». « Les enfants méritent d’être protégés, sinon nous aurons des adolescents délinquants. Situation qui ne donnera autre chose qu’une vieillesse de banditisme », poursuit le sage dans sa longue litanie contre les mœurs outrageantes.

Petite anicroche : dans la lutte contre les tenants de propos orduriers l’on risque de s’attaquer à des imprévus. C’est ainsi que le sénateur s’est amené tout seul sur le terrain de Michel Martelly, leader du groupe musical Sweet Micky, champion attitré de cette catégorie. Sur ce point, le sénateur a consenti de faire uniquement des appels aux victimes, dont les journalistes Liliane Pierre-Paul et Jean Monard Métellus.

« Souvent l’ex-président s’en est pris à ces deux personnalités respectées dans la société », a avancé le sénateur. Dans les rues à Port-au-Prince, des citoyens ont pris la fâcheuse habitude de me harceler à cause de mon silence sur les frasques de l’ancien chef d’Etat, continue-t-il. « Mais je demande à Liliane Pierre-Paul et à Jean Monard Métellus d’aider la justice à faire avancer son travail ».

De façon rémanente, Martelly rappelle qu’il a des conflits ouverts avec ces personnages, explique le sénateur, se désolant que l’ancien locataire du Palais national choisisse d’utiliser cette voie pour régler ses comptes avec ses personnes. Mais, « eux, s’ils se sentent victimes aussi, doivent porter plainte par devant la justice », rajoute le sénateur.

Ce n’est pas la première fois que ces journalistes victimes des injures de Michel Martelly sont appelés à se saisir de la justice. 3 février 2016, le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) avait publié une note encourageant les journalistes « Liliane Pierre-Paul et Jean Monard Métellus à porter plainte par devant les autorités judiciaires contre le Président de la République pour injures publiques et expressions outrageantes ». Mais les principales concernées n’ont jusqu’à présent intenté aucune action en justice contre l’ancien chef de l’Etat.