Quand les Haïtiens fuyaient le pays 1974

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La Radio Canada a publié un reportage, produit par le journaliste Pierre Nadeau, sur les réfugiés haïtiens qui fuyaient le régime sanguinaire de Jean-Claude Duvalier. La vidéo qui remonte au 22 octobre 1974 rappelle le mépris que ressentaient ces immigrants, particulièrement les plus jeunes, pour leur pays d’origine bien avant le départ des macoutes.

« Je ne retournerai jamais en Haïti », se sont exprimé plusieurs jeunes haïtiens pour déclarer leur haine pour les crimes que commettaient les macoutes à l’époque. Pourtant l’ombre planait sur leur statut migratoire. Leur avenir restait incertain comme il en est aujourd’hui pour plusieurs de nos compatriotes vivant dans ce pays.

Plusieurs des intervenants du reportage se présentaient comme anciens étudiants, fonctionnaires ou pères de famille. Bref, la crème intellectuelle et les bras techniques partaient massivement pour tenter une nouvelle adaptation sociale.

« Ce sont des gens en bonne santé qui travaillent très bien. Ils sont honnêtes et paisibles et ne demandent que la possibilité de travailler et de vivre ici », prononce un avocat dans le reportage pour justifier la potentialité de ces réfugiés. On connait la suite de leur histoire. Ils se sont finalement installés là-bas et ont pu ramener des membres de leur famille avec eux.

Le phénomène n’est pas nouveau

Et l’émigration haïtienne ne se circonscrit guère à cette période. Cette vidéo vient donc rafraichir la mémoire de certains partisans de quelques tendances idéologico-politiques Après la mort du célèbre romancier Jacques Roumain sortait, en 1944, sortait le Gouverneur de la Rosée. Le chez d’œuvre a décrit la vie des pays paysans haïtiens qui, à cette époque, pensaient fuir leur misère en se rendant dans les bateys de Cuba et de la République Dominicaine.

Le fond du problème reste le même : l’indifférence des gouvernants haïtiens face à la misère du peuple. La classe populaire doit souvent privilégier partir pour échapper à la souffrance et assurer sa survie.

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Une seule chose compte

Aussi, un seul recours pour ces réfugiés : fouler une terre étrangère. L’émigration s’est, en ce sens, élargie progressivement. La République Dominicaine, Cuba, Bahamas, Brésil, Argentine, Canada, Chili, les États-Unis et même les pays africains où un grand nombre d’intellectuels haïtiens se sont réfugiés.

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