Femme d’ascendance haïtienne parmi les noirs influents mondialement

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Pour la deuxième année consécutive, l’initiative de la société civile mondiale MIPAD (Most Influential People of African Decent, trad. En français : les personnes les plus influentes d’ascendance africaine) a rendu publique la liste des 100 personnes d’ascendance africaine en dessous de 40 ans qui ont accompli des tâches avec brio en comblant l’attente de plus d’un.

En 2018, la première femme noire représentante de l’Utah au Congrès américain, Mia Love née Ludmya Bourdeau à New York, il y a 42 ans, occupe les devants de la scène dans la catégorie « Politique et gouvernance ».

Ce domaine apparait donc le plus serré, si l’on tient compte de seulement 13 personnes qui y ont accédés par rapport aux trois autres : Business et entrepreneuriat (19), Média et culture (30) et Religion et humanitaire (38).

Cette catégorie récompense les « personnes les plus influentes d’ascendance africaine dans [la catégorie, NDLR] Politique et gouvernance en Afrique et à travers la diaspora », lit-on sur le site de MIPAD qui jouit de sa légitimité auprès de l’Organisation des Nations unies (ONU).

Mia Love est la première femme noire républicaine au Congrès. Des commentaires le rapprochent souvent du personnage atypique ancien président des États-Unis, Barack H. Obama. Des traits importants donnent forme à cette comparaison : ils sont noirs et viennent de parents immigrés.

Du côté de Mia Love, elle a pris racine de parents haïtiens américains ayant immigré aux États-Unis au début des années 70. Élevée dans la foi catholique, elle continue sa spiritualité dans l’église mormone au côté de son mari blanc et mormon, Jason Love.

Love aime se souvenir que son « père devait parfois prendre un second emploi et nettoyer des toilettes pour subvenir aux besoins de sa famille et payer la scolarité de ses enfants. Elle est titulaire d’un diplôme des Beaux-Arts à l’université de Hartford (Connecticut, Est) ».

Ce lundi, elle a rappelé sur sa page Facebook que la force réside dans la diversité. « En tant que seule femme LDS (Latter-day Saints, en référence à l’église de Mormon, ndlr] au Congrès, je sais que je ne suis pas dans l’opinion de beaucoup de gens sur ce à quoi un représentant devrait ressembler. Et en tant qu’enfant de parents immigrés d’Haïti, je sais à quel point il peut être inconfortable de défier les attentes ».

Jusqu’au mois de juin, l’initiative de la société civile mondiale MIPAD publiera les noms de tous ceux qui sont sélectionnés cette année. Une semaine de reconnaissance est prévue à New York du 28 septembre au 3 octobre prochain, lors de la 73e Assemblée générale de l’ONU.

MIPAD bénéfice de l’appui de l’organisation mondiale à travers son programme de la Décennie des Nations Unies pour les personnes d’ascendance africaine 2015 – 2024.