Nouvelle journée de manif contre le maire des Cayes, Jean G. Fortuné

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Des centaines d’occupants du Marché en Fer de la ville des Cayes (3e ville de la République d’Haïti située dans le département du Sud) ont repris, ce jeudi 26 avril, le macadam pour dénoncer le plan jugé « macabre » du maire Jean Gabriel Fortuné.

Le premier citoyen de la métropole du Sud souhaite à tout prix déloger les marchands sans les offrir une perspective de relocation qui répond à leurs critères, rétorques plusieurs d’entre eux au correspondant de la rédaction de Loop Haïti.

Le 27 mars dernier, les « présumées » victimes avaient amorcé cette série de protestations contre un édile qui ne jure que par la démolition du principal centre d’activités de plusieurs milliers de citoyennes et citoyens dans la commune.

« Toutefois, durant la période de campagne électorale, Fortuné avait annoncé son désir de déplacer le Marché en Fer de son lieu actuel », avoue notre correspondant, sans le défendre pour autant. « Il voulait substituer le Marché par une place publique », nous explique-t-il.

Dialogue sans issue parce que le ver est déjà dans le fruit

Samedi 10 mars, la Mairie de la ville a rencontré les commerçants du marché au Lycée Philippe Guerrier des Cayes. Un échange qui s’est achevé en queue de poisson puisque les marchands y décèlent une main cachée et de la volonté de leur dépouiller de leur seul espace de survie, explique notre témoin qui prend très au sérieux ce dossier.

Depuis, il est annoncé à plusieurs moments la reprise du dialogue, mais les deux parties contraignantes restent à leurs effets personnels. Et, aujourd’hui, les marchands se sont retrouvés à nouveau dans les rues pour dénoncer à coup d’injures le « projet criminel » de Jean Gabriel Fortuné.

Jamais deux sans trois

La journée s’est déroulée sans heurts, la Police nationale d’Haïti (PNH) n’a laissé échapper aucun espace pour qu’il puisse y avoir désordre. Cependant, des zélés de l’opposition ont profité de ce moment pour lancer des parjures aux autorités étatiques.

« Aba caravane punaise ! » ; « Lajan Petrocaribe a pap pase konsa ! », sont les quelques-uns de ces messages rassemblés sur plusieurs pancartes et portés par des militants de la société civile, nous informe notre correspondant.

Source:LoopHaiti.com

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