Equateur – Sous-facturation : la vice-présidente écartée du Palais pour se mettre à la disposition de la justice

C’est à peu près l’inverse du dossier de « surfacturation de kits scolaires en Haïti en septembre 2017« , une affaire qui, vraisemblablement, corruption oblige, ne sera jamais tirée au clair par Me. Clamé Ocnam Daméus, affirme-t-on dans les milieux à Port-au-Prince. A Quito, éclaboussée par un cas de présumée collecte irrégulière (une sous-facturation) entre 2011 et 2012, lors d’un paiement en retour pour services rendus à son parti politique, le président Moreno suspend María Alejandra Vicuña de ses fonctions de vice-président de la République de l’Équateur, pour qu’elle puisse « trouver le temps nécessaire pour se défendre des accusations portées contre elle«

« J’ai décidé de libérer la vice-présidente de ses fonctions afin qu’elle puisse exercer son droit de légitime défense sans ingérence » a déclaré lundi le palais de la présidence équatorienne dans un communiqué portant la signature du président Lenin Moreno.

La vice-présidente Vicuña, provisoirement remplacée lundi, a, par ailleurs, expliqué sur son compte Twitter qu’elle « avait elle-même demandé au chef de l’Etat de la relever de ses fonctions dans la matinée du lundi, parmi lesquelles figurent les programmes d’économie populaire et solidaire et la reconstruction du pays suite au séisme dévastateur de 2016« .

La vice-présidente de l’Équateur, María Alejandra Vicuña, a été accusée par un ancien employé du temps qu’elle siégeait au Parlement « d’avoir sous-facturé ses prestations en échange de facilitation d’accès à un emploi dans l’administration« .

Selon la plainte déposée devant la justice équatorienne contre la vice-présidente en fonction, entre 2011 et 2012, l’employé dont l’identité n’a pas été révélée, aurait reçu 300 dollars par mois, montant qui, après un an, serait passé à 1 400 dollars. La vice-présidente, de son côté, a qualifié « d’infamie » cette accusation et l’attribue à « une manœuvre de distraction« .

Toutefois, la procureure générale en charge, Ruth Palacios, a annoncé dès mardi « l’ouverture d’une enquête préliminaire visant à clarifier l’illicite« .

Rappelons que Mme Vicuna, qui a nié toute irrégularité dans les recouvrements, a été nommée vice-présidente de l’Équateur en octobre 2017, en remplacement du vice-président élu, Jorge Glas, purgeant actuellement une lourde peine pour corruption.

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