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Armée d`Haiti : Prosper Avril prévoit des « conséquences néfastes » avec une armée sans mission…

Né le 12 Décembre, 1937 Matthieu Prosper Avril a été membre de de la garde présidentielle de François Duvalier et conseiller de Jean-Claude Duvalier. Parvenu au grade de lieutenant-général, il a conduit un coup d’Etat contre le gouvernement militaire du général Henri Namphy, installé après le renversement brutal du président Leslie François Manigat et est devenu président de la république de septembre 1988 à mars 1990, une période qui, selon Amnesty International a été « entachée de graves violations des droits de l’homme ».

Vendredi 21 juillet 2017 ((rezonodwes.com))– En tant que militaire de carrière et ancien président de la République, je salue l’heureuse décision que vient de prendre le président Jovenel Moïse de réhabiliter l’institution militaire haïtienne en conformité avec des prescriptions de la Constitution du pays. Pour ma part, il s’agit d’une démarche lucide, indispensable pour la pérennité de la patrie commune.

Cependant, de nos jours, beaucoup de mes concitoyens font encore état de leurs préoccupations concernant cette décision. Ils évoquent généralement, à ce propos, deux craintes majeures: celle d’une résurgence du phénomène des coups d’État militaires qui ont traumatisé le pays dans le passé, et celle de voir réapparaître des cas de violation des droits des citoyens de la part de certains militaires dans l’accomplissement de leurs tâches (Lame koudeta, lame kraze zo).

«Une armée sans mission, a dit récemment un officiel américain en visite dans le pays, est susceptible de se transformer en un atelier de démons». Cette pensée tout à fait judicieuse devait être considérée comme un conseil salutaire.

L’absence d’une mission bien définie ou l’attribution d’une mission nocive à une force armée aura certainement des conséquences néfastes sur le comportement de ses membres.

Or, ce n’est pas l’armée qui fait les lois qui la gouvernent. Dans le cas qui nous concerne, précisément, l’erreur commise sur le plan légal en accordant des prérogatives illimitées à la force armée lors de sa création en l’année 1915 a grandement contribué à dénaturer l’institution militaire. Faisons rapidement un rappel historique sur ce point.

L’article X du traité signé le 16 septembre 1915 entre les Etats-Unis d’Amérique et la République d’Haïti concernant la création de la force armée stipulait:

« Le gouvernement haïtien, en vue de la préservation de la paix intérieure, de la sécurité des droits individuels et de la complète observance de ce traité, s’engage à créer sans délai une gendarmerie efficace, rurale et urbaine, composée d’Haïtiens».

La force armée était donc créée d’abord comme moyen de coercition pour l’observance stricte du traité d’occupation (d’où son emploi pour l’extermination des Haïtiens révoltés dénommés “cacos”) et pour sécuriser les droits des citoyens, ce qui autorisait son intervention au niveau politique. Il ne faut pas oublier que cette force armée était commandée par des officiers américains commissionnés par le président d’Haïti.

L’année suivante, le 24 août 1916, un accord fut signé à Washington entre les gouvernements haïtien et américain dans lequel l’article IV confiait pratiquement le pays à la force armée en y renouvelant les mêmes attributions :

« La Gendarmerie sera considérée comme l’unique force militaire et de police de la République d’Haïti, revêtue du plein pouvoir pour maintenir la paix intérieure, garantir les droits individuels et faire strictement observer les clauses du traité.»

Avoir les pleins pouvoirs pour maintenir la paix intérieure, cela dit vraiment beaucoup. Ces prérogatives extraordinaires attribuées à la force armée dès sa création constituent le fondement de la descente aux enfers de l’institution militaire haïtienne. Un corps militaire, donc d’essence apolitique, s’était vu investi du rôle de gardien du respect des droits du peuple, une fonction éminemment politique qui revient plutôt aux trois pouvoirs de l’État, en particulier au Parlement haïtien.

Une vérité que l’intellectuel avisé devrait reconnaître avant toute analyse: Qui était dans le collimateur des signataires du Traité en accordant tant de pouvoirs à la force armée si ce n’est le pouvoir politique? L’évidence d’une telle volonté est claire si l’on observe que le phénomène des coups d’État a effectivement pris naissance en décembre 1937, lorsque des officiers ont cru devoir sanctionner le comportement du président Sténio Vincent qui n’avait pas, selon eux, pris la défense des droits de nos compatriotes dans le dossier relatif au massacre des Haïtiens en République voisine.

Un autre fait de l’histoire non moins important à souligner: à la chute du président Elie Lescot en 1946, ce sont les leaders politiques eux-mêmes qui avaient donné leur appui total à la première junte de notre histoire «par une énorme manifestation publique de soutien suivi d’un défilé jusqu’aux abords du Quartier général». ( Roger Dorsinville dans Marche Arrière, p. 129).Voilà le fait qui avait, pour ainsi dire, donné goût à certains militaires d’occuper les espaces du pouvoir. Cinq ans plus tard, c’était le coup d’État contre le président Estimé, en réaction à sa décision prise, en tant que chef d’État, de renvoyer le Sénat de la République.

Fort de l’expérience vécue en tant que ministre du président Estimé au moment de la chute de ce dernier, François Duvalier entreprit, à sa façon, bien sûr, de résoudre le problème. Il réussit l’exploit «d’enlever à l’armée son rôle d’arbitre dans les décisions politiques nationales», ce qu’il réalisa en deux étapes.

D’abord, il fit rédiger la Constitution de 1957 qui, en son article 173, définit un nouveau rôle à la force armée en lui enlevant les pleins pouvoirs qu’elle détenait et en la plaçant formellement sous les ordres de l’autorité civile:
*Les Forces Armées sont instituées pour défendre l’intégrité du Territoire et la Souveraineté de la République, maintenir l’ordre public en tant qu’auxiliaire de l’autorité civile de qui elles relèvent.

*Le Président de la République est le Chef Suprême des Forces Armées et des Forces de Police; tous ceux qui commandent les dites forces sont censés recevoir délégation de Lui; il prend toutes décisions dans le cadre de la Constitution, de la loi et des règlements en vigueur.»

Puis, après avoir ramené la force armée à ce qu’il considère comme sa juste dimension, il profite sept mois plus tard, de l’invasion des Casernes Dessalines de 1958 pour lui créer un contre-poids: la milice civile.
Résultats: aucun coup d’État n’a eu lieu pendant les 29 années de pouvoir duvaliériste. Le cycle n’a repris qu’après la chute du régime après le licenciement de la milice et le recadrage des rapports du chef de l’État avec l’institution militaire par l’article 131 de la Constitution de 1987: «Le président est le chef nominal des Forces Armées d’Haïti. Il ne les commande jamais en personne».

L’armée avait repris son statut d’antan. L’idée nocive de “garantir les droits du peuple” face au gouvernement établi avait émergé de nouveau. C’est d’ailleurs en ce sens que le coup de force du 30 septembre 1991 a été qualifié de «correction démocratique” et non de coup d’État par ses auteurs, estimant à tort qu’il revenait à la force armée d’agir pour rectifier les écarts du gouvernement. Il faut donc, au préalable, définir la nouvelle philosophie de la nouvelle force militaire en se lançant dans la concrétisation du projet.
Quant au deuxième volet des appréhensions, la répétition des cas de violations des droits humains, l’existence de l’institution policière est venue résoudre le problème. Faire la police des villes et des campagnes, s’occuper des prisons et des prisonniers, etc, ne seront plus des attributions de la force armée.

Souvent les cas de violations sont l’initiative d’éléments isolés, mais les effets rejaillissent sur toute l’institution. La nouvelle force armée n’aura plus le rôle de rappeler à l’ordre les éléments déviants de la population, sauf de façon ponctuelle quand le problème dépasse les possibilités d’opération de la Police Nationale, et ce sur ordre du gouvernement de la République. De plus, la présence de deux institutions, armée et police séparées, ne répondant pas à la même chaîne de commandement établira à coup sûr un heureux équilibre au sein de la société haïtienne.

Ceci dit, quelle armée et quelle est la mission?

La mission de cette armée peut se résumer selon la tritique suivant: relever l’honneur et la dignité nationale, participer au développement du pays et défendre la population et l’intégrité du territoire. Ce qui pourrait être réalisé par la création d’une garde d’honneur, d’un corps de gardes forestiers et d’une unité de combat à la dimension d’un régiment. La garde d’honneur ne devrait pas être une garde prétorienne, comme auparavant, armée de canons, de chars d’assaut et d’armes de guerre, mais plutôt une garde républicaine, armée seulement de fusils pour le service de garde intérieure et les cérémonies de protocole. Le corps de gardes forestiers serait très mobile pour la protection de l’écologie, et le régiment d’infanterie devrait avoir ses unités stationnées dans des points précis du territoire national prêtes à protéger les frontières terrestres, maritimes et aériennes du pays.

Dans cette optique, le pays n’aura pas à entretenir une forte armée, comme beaucoup le craignent au point de vue du budget de la République. Il peut se doter d’une force militaire de dimension réduite (5 000 hommes) dont l’implantation peut être échelonnée sur 5 ou 10 ans. Pour s’assurer d’un effectif suffisant en cas de danger national, les bases militaires devront être transformées en centres de formation dans le cadre de la concrétisation du Service militaire obligatoire prévu par la Constitution, en vue de rendre la jeunesse haïtienne apte à être mobilisée aux côtés de l’armée, le cas échéant.
Mais attention!

La mise sur pied de cette nouvelle force armée implique des initiatives préparatoires et une programmation méthodique, réfléchie et responsable.
Le préalable indispensable est l’établissement des critères de fonctionnement de l’institution. Il faut veiller à ce qu’il ne soit attribué à la force armée que des tâches spécifiquement militaires, en harmonie avec les missions définies par la Constitution. Il n’est plus indiqué que les mêmes erreurs d’autrefois se renouvellent au niveau légal. Le militaire doit être bien imbu des limites que la loi lui impose dans l’exercice de ses fonctions. Pour ce faire, un comité restreint de militaires chevronnés, assistés de quelques juristes, devrait plancher dans l’immédiat sur l’élaboration ou la mise à jour des textes légaux devant régir la nouvelle institution militaire. Les anciens règlements qui indiquent que tous les officiers de l’armée sont des officiers de police doivent être remaniés.

En effet, il faut, au départ, que les points suivants soient bien fixés:

1. Les Règlements Généraux (11 chapitres).
a) Organisation et Administration.
b) Grades, préséances, commandements et devoirs.
c) Enrôlements, mutations, promotions, rétrogradations et séparations de service.
d) Instruction et formation du personnel officiers, sous-officiers et soldats.
e) Renseignements militaires.
f) Cérémonial.
g) Congé et permission.
h) Statuts des officiers.
i) Correspondances et formules d’ordonnances.
j) Archives et Rapports.
k) La Constitution en vigueur et la formule de Serment que doit prêter tout membre de l’institution.
2. Les Règlements de l’Uniforme.
3. Le Manuel du Quartier-Maître.
4. Le Manuel de Justice Militaire.

Cette étape une fois franchie, suivraient les initiatives pour mettre en place les structures militaires telles que prévues par les textes de lois et par la programmation retenue par les responsables. Toute approche précipitée dans la mise en œuvre de ce projet si délicat peut conduire à la catastrophe. Ce qui n’est nullement à souhaiter.

Voilà, en brèves hâchures d’idées, la réflexion d’un citoyen à l’occasion de ce grand événement annoncé par le gouvernement de la République. Je souhaite bonne besogne à ceux chargés de concrétiser ce projet vital pour la pérennité de la nation. Et je renouvelle mes félicitations au président de la République.

Prosper Avril 
Lieutenant-Général (ret) FAd’H Ancien président de la République [email protected]
Pétion-Ville, le 20 juillet 2017

http://lenouvelliste.com/article/173666/prosper-avril-se-prononce-la-rehabilitation-de-la-force-armee-une-decision-heureuse-mais

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Haiti-PNH/Minustha/RD: Gédéon et chef de la Minustha en République Dominicaine

Michael Gédéon et Vigil James Francis et le Chef de la Minustha se retrouvaient en République Dominicaine, vendredi après-midi. Ils disent se rendre de l’autre côté de la frontière pour discuter de « sécurité » avec le ministre dominicain de la Défense.
Santo Domingo, vendredi 21 juillet 2017, ((rezonodwes.com)).-A l’heure actuelle où toutes les discussions se portent sur la faisabilité du recrutement d’une nouvelle classe de soldats devant éventuellement venir assurer la sécurité des frontières, a-t-on laissé entendre dans les milieux gouvernementaux, la PNH, pour sa part, planifie déjà l’après-Minustha en allant à la rencontre des autorités dominicaines.

Effectivement, le ministre dominicain de la Défense, Ruben Dario Paulino Sem, a eu vendredi, des pourparlers, avec le Directeur Général de la PNH, M. Michael Gédéon, et le chef de la Minustha. La rencontre, selon ce qu’a appris vendredi soir Rezo Nòdwès, s’est déroulée autour de la sécurité des zones frontalières séparant les deux pays., spécialement pour les dominicains qui voient arriver chez eux, presqu’au quotidien, un flux migratoire.

A cet entretien d’une durée d’une heure de temps, a participé également M. Vigil Recien Francis, Inspecteur général de la PNH qui est en charge de la Coopération Internationale de l’institution policière avec l’étranger. M. Francis a déclaré qu’ils (Gédéon et lui) sont venus en République Dominicaine, pour discuter des stratégies à adopter pour rendre plus efficaces les contrôles tout le long de la frontière haitiano-dominicaine.

Le haut-gradé de la PNH s’est dit « garder l’espoir que cette rencontre entre les officiels des deux pays permettra de venir avec de nouvelles idées et d’autres issues résultant d’une coopération mutuelle pouvant les aider à contourner des difficultés les affectant tous« .

L’Inspecteur Francis, en outre, a avancé que d’autres rencontres se suivront et que la délégation haïtienne va se réunir « avec plusieurs organismes dominicains qui traitent de la sécurité nationale de la République Dominicaine, pour discuter des questions relatives à la sécurité nationale elle-même et les points frontaliers entre les deux pays ».

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Les députés font l’école buissonnière

La Chambre des députés peine à tenir séance. Pour cette semaine seulement, les députés du peuple ont établi un record en brillant par leur absence dans les 3 séances hebdomadaires prévues par le règlement intérieur de cette Chambre. Fatigué des appels nominaux à répétition dans une salle fantôme, le président de la Chambre basse Cholzer Chancy menace d’afficher les noms des absentéistes.

Sur les 117 députés que paye la République, seulement 58 ont répondu par l’affirmative à l’appel nominal des secrétaires sténographes ce jeudi 20 juillet 2017. Le scénario n’était pas différent la veille ni à l’avant-veille : ce sont les mêmes voix découragées des secrétaires sténographes qui citent les noms des députés qui ne se sont pas fait inscrire sur la liste de présence, comme à la recherche de nouvelles têtes pouvant porter le nombre de présences à 60, soit le strict minimum exigée par le règlement intérieur de la Chambre.

Dans cette salle où sévit la politique de la chaise vide, le quorum est si difficile à trouver. Tout « vieux de la vieille » d’un simple coup d’œil peut parier sur l’issue de l’appel nominal des secrétaires sténographes. Mais, comme un serpent avalant sa proie, elles ne peuvent que continuer à aller, aller plus loin, jusqu’au bout, malgré le constat d’un échec poignant, en faisant retentir leur voix dans la salle quasiment fantôme où pavanent quelques députés. Les cent pas des députés, la raillerie qu’ils se font entre eux pendant l’appel, le sac que la plupart tiennent en main, comme des écoliers attendant la dernière sonnerie de la journée prouvent que l’échec est annoncée et ils le savent.

Comme un rituel dont on ne peut pas se passer, le président de la Chambre basse Cholzer Chancy demande des décomptes, et le nombre est toujours en dessous de 60 sur les 117 députés qui vivent aux frais de la République. Alors vient la sempiternelle formule : « le quorum n’étant pas constatée, je déclare ajournée la séance pour… .»

Les députés du peuple agissent ainsi alors qu’ils devraient travailler sur des textes d’envergure comme la proposition de loi sur le SNGRS déjà votée au Sénat entre autres.

Cela servira à quoi ? dirait-on. Mais c’est la plus grande sanction que les élus du peuple, dans leur rôle de juge et partie, se sont donnée dans les règlements intérieurs de la Chambre. Cette sanction perçue comme un coup d’épée dans l’eau fait rire parlementaires et tous ceux qui en sont imbus mais agace le président de la Chambre. « Malheureusement c’est tout ce qu’on peut faire contre eux dans pareils cas », dit-il.

Samuel Céliné source le nouvelliste

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Diplomatie: Michele Jeanne Sison en passe de devenir le prochain ambassadeur des Etats Unis en Haiti

Michele Jeanne Sison
Le président américain Donald Trump prévoit de nommer Michele Jeanne Sison, une diplomate de carrière du Maryland pour être le prochain ambassadeur des États-Unis d’Amérique en Haïti, a annoncé jeudi, la Maison-Blanche.

Actuellement représentante permanente adjointe de la mission américaine aux Nations unies, un rôle qu’elle occupe depuis 2014, et membre de carrière du Service extérieur principal des États-Unis, classe de ministre-conseiller, Michele Jeanne Sison est en passe pour devenir la représentante officielle du Département d’État américain en Haïti.

Née le 27 mai 1959 à Washington, DC, Michele Jeanne Sison est diplômée en sciences politiques du Wellesley College et a également étudié à London School of Economics (LSE). Mère de deux filles, elle parle couramment le français, le créole haïtien et l’arabe. Elle était auparavant ambassadeur au Sri Lanka et aux Maldives (2012 à 2014), au Liban (2008 à 2010) et aux Émirats arabes unis (2004 à 2008). Elle a occupé le poste de chef adjoint de la mission à Bagdad (2011 à 2012) et d’autres rôles du Département d’État et de l’ambassade au Moyen-Orient, en Inde et en Afrique, ainsi qu’en Haïti.

Les missions de Michele Jeanne Sison à l’étranger comprennent le service de sous-chef de mission et chargée d’Affaires à l’ambassade des États-Unis à Islamabad, au Pakistan (1999-2002) et en tant que consul général au consulat général des États-Unis à Chennai, en Inde (1996-1999). Elle a également servi aux missions américaines à Abidjan, en Côte d’Ivoire (1993-1996); Douala, Cameroun (1991-1993); Cotonou, Bénin (1988-1991); Lomé, Togo (1984-1988); Et Port-au-Prince, Haïti (1982-1984), ainsi qu’à Washington.

Diplomate de carrière, Michele Jeanne Siso Sison est la récipiendaire de nombreuses récompenses du Département d’État des États-Unis pour un service exceptionnel.

La diplomate a été confirmée par le Sénat des États-Unis, en qualité d’ambassadeur aux Émirats arabes unis, le 6 mai 2004 et a été assermenté par le secrétaire d’État Powell le 12 juillet 2004. Avant sa nomination aux Émirats arabes unis, elle a été assistante adjointe principale secrétaire au Bureau des Affaires de l’Asie du Sud, chargée de fournir un large contrôle politique des relations américaines avec le Pakistan, l’Afghanistan, le Bangladesh, l’Inde, le Népal et le Sri Lanka.

Elle a également eu une courte durée comme chargée d’Affaires américains a.i. au Liban avant sa confirmation au Sénat en tant qu’ambassadeur des États-Unis au Liban le 1er août 2008. La mission de l’ambassadeur Sison au Liban a pris fin en août 2010. Elle a été confirmée par le Sénat des États-Unis le 29 juin 2012 en tant qu’ambassadeur des États-Unis au Sri Lanka et aux Maldives.

Enfin, le 8 juillet 2014, le président Barack Obama avait annoncé la nomination de Michele Jeanne Sison en tant que représentante adjointe des États-Unis aux Nations unies, avec le rang d’ambassadeur et représentante adjointe des États-Unis au Conseil de sécurité des Nations Unies. Elle a été confirmée par le Sénat lors d’un vote par la voix le 19 novembre 2014. En attendant sa désignation par le président américain, elle attend aussi la confirmation du Sénat américain pour la validation de son choix.

Amos Cincir Le Nouvelliste

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La caravane du changement dans le collimateur de l’organisation Tèt kole ti peyizan

La caravane du président Jovenel Moïse n’apporte rien de concret aux besoins des masses défavorisées du pays, critique l’organisation Tèt kole ti peyizan, dans une interview accordée à l’agence en ligne AlterPresse.

Lancée depuis le 1er mai dernier dans le département de l’Artibonite, la “caravane du changement” est une opération mise en oeuvre officiellement pour réhabiliter les infrastructures dans plusieurs régions et booster la production agricole.

En fait, elle est réalisée « au profit des intérêts des multinationales et de la bourgeoisie », déplore Rosnel Jean-Baptiste, coordonnateur de l’organisation paysanne.

La caravane constitue, dit-il, une forme de « campagne électorale ».

L’Organisme pour le développement de la vallée de l’Artibonite (Odva) qui représente le Ministère de l’agriculture, des ressources naturelles et du développement rural (Mardr) n’aurait pas reçu de matériels pour faire son travail, indique-t-il.

Les 197 millions 330 mille 333 gourdes utilisés pour organiser la caravane du changement dans l’Artibonite auraient pu servir à relancer l’agriculture haïtienne.

Un montant de 3 milliards 500 millions de gourdes a été prévu pour la seconde caravane, débutée à partir du samedi 1er juillet 2017 dans le grand Sud d’Haïti, sévèrement touché par le cyclone Matthew, les lundi 3 et mardi 4 octobre 2016.

Jean Baptiste critique le gouvernement pour n’avoir pas consulté les organisations paysannes, les producteurs et agriculteurs afin d’échanger sur l’initiative de la caravane avant sa mise en œuvre.

II appelle le gouvernement à s’investir dans l’agriculture au lieu de « gaspiller » les fonds publics.

La question de la caravane mise sur pied par le président et le premier ministre ne serait-elle pas une manœuvre pour chasser les paysans sur leurs terres, s’interroge Tèt kole ti peyizan.

Il met en garde contre une tentative du chef de l’État de créer une « zone franche agricole ».

Des actions concrètes sont en cours d’exécution, près de vingt jours après le lancement de la Caravane du changement dans le grand Sud, indique Lucien Jura, porte-parole de la présidence, lors d’une conférence de presse tenue le mercredi 19 juillet 2017, au Palais national.

Le gouvernement de Jack Guy Lafontant annonce le début des travaux de curage et de consolidation de la berge de la ravine du Sud à Camp-Perrin, le reprofilage d’un tronçon de route de 2 km dans la localité de Mersan située à Camp-Perrin, la réhabilitation de la route nationale # 7 à Maniche, du tronçon de route reliant Cavaillon à Barradères, ainsi que plusieurs pistes intercommunales.

Sur le plan énergétique, le gouvernement prévoit de distribuer 2 millions de kits à la population.

Il compte également réparer un effectif de 650 maisons et construire 650 autres.

Ces travaux seront exécutés par l’Unité centrale de logements et de bâtiments publics (Uclbp) et l’Entreprise publique de promotion de logements sociaux (Eppls).

D’autres travaux similaires seront réalisés dans le département des Nippes, notamment la réhabilitation de 323 pistes, la réparation de 200 maisons et la reconstruction de 25 maisons.

Environ 1200 kits énergétiques seront distribués à la population, dans le département des Nippes, font savoir les porte-parole de la présidence.

Alter Presse

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Police Routière: La DCPR annonce de nouvelles mesures

La Direction centrale de la Police routière (DCPR) et la Commission nationale pour la Modernisation du transport en commun ont pris la décision pour tenter de mettre un peu d’ordre dans le secteur public du transport, selon ce qu’ont annoncé, jeudi 20 juillet, les responsables de ces deux entités.

Désormais, les véhicules de transport public effectuant le trajet dans divers circuits du pays seront identifiés par des autocollants suivant le circuit desservi. Cette décision des autorités concernées rentrera en vigueur dès ce samedi 22 juillet, précise-t-on.

Parallèlement, il est annoncé la création d’une unité policière motorisée qui sera chargée de contrer les actes de banditisme et de criminalité sur les routes nationales.

A noter que ce n’est pas pour la première fois que la police routière a adopté des dispositions pour essayer en vain d’ordonner le secteur du transport en commun où les conducteurs de Tap-tap divisent les circuits comme ils veulent pour empocher plus d’argent. D’ailleurs, cette mesure d’identification de circuit à partir des autocollants a déjà été prise dans le temps.

Alix Laroche source HPN

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Moïse évalue les travaux de la caravane dans le sud et la Grand Anse

Le chef de l’état haïtien, Jovenel Moïse, a visité hier jeudi 20 juillet, plusieurs localités dans le département du Sud, notamment Dori, Fond Fred, Moreau et Dubreuil en vue d’évaluer les travaux réalisés dans le cadre de la Caravane du Changement. A Moreau, M. Moïse a exhorté le responsable des travaux à adopter les dispositions nécessaires en vue de réhabiliter le réseau de canaux d’irrigation devant desservir les agriculteurs de la zone.

Le président Moïse s’est également rendu à Jérémie (Grand Anse) afin de préparer le coup d’envoi effectif des travaux de la caravane dans la région.

M. Moïse s’est entretenu avec des représentants du secteur privé des Affaires et quelques membres de la société civile autour des dispositions à adopter afin d’apporter un soutien particulier aux entrepreneurs détenteurs de plans d’Affaires convaincants et réalistes. Cette rencontre stratégique s’inscrit dans le cadre de la politique d’ouverture du chef de l’Etat, visant à encourager le partenariat Public-Privé et à impliquer davantage la société civile, dans les grandes décisions ayant rapport avec les grands projets de développement.

M. Moïse, qui promet de promouvoir une politique de création d’emplois et d’accompagnement des entreprises, désire activer le processus de prêt des institutions comme le FDI, la BNC, la BRH et la BPH, dans le but de venir en aide aux entrepreneurs porteurs de projets viables.

La Présidence annonce plusieurs rencontres avec les entrepreneurs dans les régions en vue de créer un climat de confiance entre le secteur privé des Affaires et l’Etat. Les échanges ont eu lieu en présence du Ministre des travaux publics, Transport et communication Ing. Fritz Caillot, du Délégué départemental de la Grand-Anse M. Lhen Schiller, du président de la chambre de commerce et d’industrie de la Grand-Anse M. Monode Joseph et de certains élus locaux.

LLM / radio Métropole Haïti

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L’Université d’Etat d’Haïti ouvre les inscriptions pour les concours

Les dates des concours pour l’admission à environ trois entités de l’UEH n’ont pas été programmées.

Chaque année, l’Université d’État d’Haïti (UEH) organise un concours pour sélectionner les futurs étudiants de premier cycle universitaire. Dans un communiqué de presse, le rectorat de l’UEH  annonce que les inscriptions au concours d’entrée à l’UEH se tiendront inclusivement du 21 juillet au 25 août 2017.

Sur son site web, l’UEH indique toutes les étapes que les postulants doivent suivre

1. Remplir un formulaire en ligne en utilisant l’adresse suivante : www.admission ueh.edu.ht2.

2. Payer par entité choisie les frais d’inscription de 500 Gdes (Cinq cents gourdes) dans n’importe quelle succursale de la SOGEBANK au nom du compte UEH/DEMANDE D’ADMISSION, numéro : 706054558 ;

3. Présenter les pièces exigées au secrétariat de chacune des entités choisies entre 8h30 AM et 3h30 PM pour validation aux jours et aux dates indiqués ;

4. Soumettre un dossier complet pour chaque inscription ;

5. Inscrire au dos de chaque photo : nom et prénom, téléphone et NIF ;

6. Présenter le formulaire dûment rempli en ligne ;

7. Présenter une fiche de dépôt de 500 gourdes de la SOGEBANK pour chaque entité choisie.

Le calendrier des examens est ainsi défini pour chaque entité:

 Entités Dates
INAGHEI Dimanche 28 août
Faculté de Médecine et de Pharmacie (FMP) Dimanche 3 Septembre
Faculté d’Odontologie (FO) Mardi 5 Septembre
IERAH/ISERSS Samedi 9 septembre
Faculté d’Agronomie et de Médecine Vétérinaire (FAMV) Samedi 16 Septembre
Faculté de Linguistique Appliquée (FLA) Dimanche 17 Septembre
Faculté des Sciences (FDS) Dimanche 24 Septembre
Faculté et Écoles de Droit et d’Économie de Provinces (FEDEP) Dimanche 24 septembre
Campus Henry Christophe de Limonade (CHCL) Lundi 25 au vendredi 29 septembre
Faculté de Droit et des Sciences Economiques (FDSE) Dimanche 1 octobre

A noter que selon les règlements de l’UEH, un(e) postulant(e) peut s’inscrire dans trois (3) facultés au maximum mais pourra intégrer une seule dans l’éventualité où il serait admis dans plusieurs.

La publication du calendrier des concours d’admission sur fond de crise de l’université mettra le rectorat à l’épreuve. En effet, depuis plusieurs mois, des étudiants organisent des mouvements de protestation pour réclamer la reforme de l’Université. En conséquence, plusieurs entités dont l’Ecole Normale Supérieure (ENS), la Faculté des Sciences Humaines (FASCH), la Faculté d’Ethnologie (FE) se retrouvent fermées. Aucune date n’a d’ailleurs été retenue dans le calendrier, élaboré par le rectorat, pour l’organisation des concours d’admission pour ces entités.

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