Le Département d’État américain se dit inquiet de la montée des actes antidémocratiques en Haïti

By | February 18, 2021

Le mardi 16 février, dans une intervention autour des évènements socio-économiques et politiques en Haïti, les États-Unis expriment ses vives préoccupations par rapport aux actes antidémocratiques du régime en place. Julie Chung, qui s’exprimait en cette occasion, exhorte les acteurs à se ressaisir et à travailler pour l’organisation d’élections considérées comme vitales pour la stabilité des institutions.

Les États-Unis ont une nouvelle fois réagi face à l’évolution de la situation sociopolitique en Haïti. Intervenant sur les derniers événements, Julie Chung, la Secrétaire d’Etat adjointe a.i aux Affaires Hémisphériques a déclaré, que les États-Unis ne négocieront pas les valeurs démocratiques.

La montée des actes antidémocratiques soulève des interrogations, a-t-elle écrit sur Twitter et appelle à l’organisation d’élections.

‘’Je suis alarmée par les récents actes autoritaires et antidémocratiques, depuis les renvois unilatéraux et les nominations de juges de la Cour de Cassation jusqu’aux attaques contre les journalistes, a-t-elle écrit sur Twitter et rappelle que les États-Unis condamnent« […] toutes les tentatives visant à saper la démocratie par la violence, la suppression des libertés civiques ou l’intimidation».

Pour redresser la situation, elle préconise que ‘’des élections régulières et opportunes sont essentielles dans une démocratie, exhortant toutes les parties à s’engager à organiser des élections législatives en retard dès que possible.’’

‘’Des élections libres et équitables sont la seule voie vers le rétablissement aux Haïtiens du droit de choisir leurs dirigeants, a-t-elle précisé.

À rappeler que suite à la tentative du coup d’Etat déjoué contre le Président Jovenel Moïse, les juges Wendelle Coq, Yvickel Dabrésil et Joseph Mécène Jean-Louis ont été renvoyés de la Cour de Cassation. Ces derniers s’adonnaient à des activités politiques contraires à la constitution haïtienne. Les partis politiques de l’opposition, des organisations de la société civile ont crié au scandale et qualifient cette mesure d’arbitraire et anti-constitutionnelle.

SOURCE: TRIPFOUMI

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