Haïti – Répression : des juges envisagent de porter plainte par devant la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme

By | February 9, 2021

Des responsables d’association de magistrats ont annoncé leur intention de saisir la Cour Interaméricaine des Drois Humains lors d’une conférence de presse présentée à l’extérieur de l’École de la Magistrature après avoir été empêchés de pénétrer dans l’enceinte de l’établissement en dépit des garanties données la veille par le directeur Michel Kesner Termézy

Lundi 8 février 2021

Le président de l’ANAMAH (Association nationale des magistrats haïtiens), Jean Wilner Morin, annonce que des dispositions ont été adoptées en vue de saisir la Cour interaméricaine des droits de l’homme sur l’arrestation jugée illégale et arbitraire du juge Yvickel Dabrésil.

Me Morin s’est exprimé de la sorte lors d’une conférence de presse tenue devant les locaux de l’École de la Magistrature, après avoir été empêché de pénétrer dans l’enceinte de l’Établissement par des agents de la Police.

Cependant, les agents assurant la sécurité de l’École de la magistrature ont été épargnés des critiques de Me Morin et des magistrats présents comme le président de l’Association professionnelle des magistrats (APM), Martel Jean-Claude, celui du Réseau national des magistrats haïtiens (RENAMAH) Ikenson Édumé.

Ces derniers ont imputé la responsabilité au directeur de l’EMA, Kesner Michel Thermézy pour n’avoir pas pu tenir parole et ordonné aux policiers d’interdire l’accès du bâtiment aux conférenciers. Les magistrats ont été contraints de prononcer la conférence devant la barrière de l’EMA abritant également le siège du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ).

Les associations des magistrats haïtiens sont en concertation avec la Fédération des barreaux d’Haïti (FBH) pour donner une meilleure résonnance au dossier, a informé le magistrat.

Dans l’intervalle, le président de l’Association professionnelle des magistrats (APM), le juge Martel Jean-Claude désapprouve la thèse selon laquelle le magistrat Dabrésil a été pris en flagrant délit et qu’il n’aurait pas bénéficié de privilège juridictionnel.

Sur ces considérations, le responsable de l’APM estime que le juge Yvickel Dabrésil n’est passible par devant des tribunaux de droit commun.

Hervé Noel

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