John Colem Morvan: un nom, un micro, une mission !

By | February 16, 2021
John Colem Morvan: un nom, un micro, une mission !

John Colem Morvan, un nom, un micro, une voix qui dénonce. Le PDG de BBJ international “BAT BRAVO POU LAJENÈS”, ou Nèg TÈT MARE a” qui a secoué la république pendant l’année 2020 à travers ses dénonciations chacune plus scandaleuse que les autres, annonce déjà la couleur pour l’année 2021 avec un nouveau slogan, “MIKWO W KA EDE”, repris massivement sur les réseaux sociaux par ceux et celles qui partagent sa vision.

John Colem Morvan croît qu’Haïti doit renaître de ses cendres et que tout le monde doit mettre la main à la pâte pour accoucher ce changement combien nécessaire. Il s’est fait un nom sur les réseaux sociaux, depuis son éviction de la radio Écoute FM à Montréal. Il s’est frayé une place dans la vie politique haïtienne, grâce à des révélations et des dénonciations sur les mauvaises pratiques des personnalités politiques, religieuses et économiques du pays. Certaines de ses révélations ont permis à la Police Nationale D’Haïti de mettre la main au collet de plusieurs bandits.

Qui est John Colem Morvan? Quelle est sa mission?

Né en 1983 dans la septième section communale de Fonds Baptiste, à l’Arcahaie, John Colem Morvan a fait son apparition sur les réseaux sociaux dont Facebook en particulier, avec pour principale mission de dénoncer la corruption au sein de l’administration publique haïtienne. Il devient illico un opposant farouche au régime PHTK.

Il dénonce et permet à la population haïtienne de découvrir le vrai visage de certaines personnalités ou institutions républicaines. Face à ses dénonciations, il permet aussi à la justice haïtienne d’enquêter sur certains faits dont l’assassinat de Me Monferrier Dorval ainsi que l’affaire de l’ancien député de Kenscoff Alfrédo Antoine.

John Colem Morvan quitte Fonds Baptiste à l’âge de 13 ans pour rejoindre ses frères à Port-au-Prince afin de poursuivre ses études classiques. Après son baccalauréat, il a eu la chance de fréquenter l’Académie Nationale Diplomatique et Consulaire (ANDC) pendant trois ans, mais les études restent inachevées, a-t-il précisé à la rédaction de TripFoumi Enfo.

En septembre 2010, il entra à l’académie de police à la 22e promotion et a été expulsé cinq mois plus tard, soit en février 2011, pour indiscipline. (Il parlait au téléphone au moment où les dirigeants avaient demandé aux aspirants policiers de regagner leur salle de cours). Le directeur d’alors de l’Académie, l’Inspecteur général Jean Miguelite Maximé, avait interdit aux policiers en formation d’utiliser le téléphone portable.

En 2015, Morvan rentre à Montréal (Canada) où il vit depuis lors en compagnie de sa femme et de ses trois enfants (une fille et 2 garçons).

Il suit des cours en communication politique à l’Université de Montréal. Pour Morvan, la corruption au sein de l’administration publique est le virus à détruire s’il faut avoir un pays normal. « La corruption crée et alimente la pauvreté et l’exclusion. Alors que des individus corrompus qui jouissent d’un pouvoir politique mènent un train de vie somptueux, des millions d’Haïtiens sont privés de la satisfaction de leurs besoins fondamentaux comme l’alimentation, la santé, l’éducation, le logement, l’accès à l’eau potable et aux installations sanitaires.

Nous appelons les gouvernements et les juges à venir à bout de la corruption, à mettre un terme à l’impunité. Nous exhortons également la population à exiger honnêteté et transparence et à se mobiliser contre la corruption. Il est temps de dire que ça suffit et de démasquer les corrompus, » a déclaré avec véhémence John Colem Morvan à TripFoumi Enfo.

La situation politique, économique et sociale d’Haïti n’est pas enviable et donne lieu à la fatigue et au découragement. Certaines fois, je me suis dit: est-ce que je dois continuer cette bataille? Mais, je garde l’espoir que le pays renaîtra de ses cendres en dépit des moments de déboires. Selon Morvan, la médiocrité tient rigueur la compétence. Le népotisme et le patronage politique expliquent l’inefficacité de l’administration publique dans toutes ses composantes.

La population se trouve entre l’enclume et le marteau, ne fait plus confiance à ses dirigeants qui sont de plus en plus corrompus et incompétents. Leur manière de diriger le pays témoigne avec éloquence le mépris des besoins premiers d’Haïti et d’une nonchalance vis-à-vis des conditions matérielles d’existence précaires des concitoyens. Pour conséquence, le pays n’est ni gouverné, ni administré ni dirigé et l’avenir de la jeunesse est davantage hypothéqué, a-t-il ajouté.

Haïti est caractérisée par sa pauvreté de masse. Plus de 80 % de la population vit sous le seuil d’une pauvreté extrême. En 2000, Haïti était classée au 150e rang sur 174 nations, selon l’Indice de Développement Humain (IDH) du Programme des Nations Unies pour le Développement. Elle s’était classée ainsi devant le Rwanda (162e rang). Cet indice prend en compte l’espérance de vie, le niveau d’instruction et le produit intérieur brut par habitant des pays.

La population d’Haïti fait face à une multitude de défis dont des chocs naturels ainsi que des crises sociopolitiques se juxtaposant aux conditions de vulnérabilités chroniques de la population. Ces situations ont des conséquences humanitaires directes sur les populations ayant déjà un accès limité aux services de base dans l’ensemble du pays. Sur la base des échelles de vulnérabilités des secteurs, de l’analyse des vulnérabilités des groupes de personnes, des zones géographiques et d’autres facteurs associés, quatre catégories de conséquences humanitaires de la crise ont été soulevées :
1- Problèmes liés au bien-être physique et mental, notamment l’insécurité alimentaire, la malnutrition et le manque d’accès aux services d’urgence pour la santé ainsi qu’à l’eau potable ;
2- Problèmes liés aux conditions de vie, notamment le manque d’accès aux services de santé de base, à l’éducation et la perte d’abri ;
3- Problèmes liés à la protection, notamment les risques de violences physiques et d’exploitation sexuelle, la migration, le risque de traite des personnes et les conditions de prise en charge des rapatriés et les violences basées sur le genre ;
4- Problèmes liés à la résilience avec la lutte contre certaines maladies importées dont le choléra, la réparation et la reconstruction plus sûre des abris ainsi que l’accès universel à l’eau potable, l’assainissement et l’hygiène. Sévérité des besoins en services par personne en difficulté.

Tous ces facteurs, ajoutés aux problèmes politiques, poussent une partie de la population à fuir le pays. Plusieurs millions d’Haïtiens vivent à l’étranger, en majorité aux États-Unis (surtout en Floride), au Canada, en France, en République Dominicaine, actuellement au Chili et au Brésil. Ils s’embarquent souvent sur des bateaux de fortune et n’hésitent pas à se jeter à la mer lorsque les garde-côtes américains interceptent le navire, au risque de se noyer. La plupart du temps, ils sont renvoyés dans leur pays.

En constatant que plus de la moitié de la population a moins de 24 ans donc, la jeunesse haïtienne devrait représenter un formidable levier pour l’avenir du pays. Les possibilités de formation sont souvent réduites. Plusieurs milliers d’enfants ne sont pas scolarisés, le taux d’analphabétisme s’élève toujours à plus de 52%, à peine le quart des jeunes diplômés décrochent un emploi. Et encore, il s’agit là souvent des emplois précaires et informels. Car les dirigeants corrompus, irresponsables et cons veulent toujours quelque chose en échange du poste et surtout s’il s’agit d’une belle jeune fille.

La mauvaise gouvernance, la corruption, l’impunité, l’instabilité politique, l’insécurité, l’injustice sociale sont, entre autres les éléments fondamentaux, responsables du sous-développement d’Haïti. Le poids de la corruption, de la contrebande, de l’instabilité politique, de l’insécurité, et des catastrophes naturelles font partie intégrante dans le sous-développement du Pays. C’est pourquoi, il faut lutter durement contre les corrompus pour libérer Haïti, croit John Colem Morvan.

Selon ce dernier, la corruption est une menace, un obstacle majeur au développement économique d’Haïti et aggrave ainsi les inégalités et les injustices, et compromet la stabilité, en particulier dans les régions les plus vulnérables. Une nouvelle classe politique s’avère importante pour redonner l’espoir aux jeunes haïtiens et enclencher le développement du pays. Il est donc une obligation que la jeunesse s’érige en avant-gardiste du renouveau. C’est dans cette optique que le mouvement social reconnu sous le nom de «BAT BRAVO POU LA JENÈS» qui se veut être un mouvement inclusif, sociopolitique rassembleur, fédérateur des forces progressistes, milite pour l’avancement et le développement d’Haïti par la mise en valeur des ressources humaines compétentes du pays en dénonçant les vielles pratiques des dirigeants au plus haut niveau de l’État et de proposer de nouvelles alternatives.

John Colem Morvan veut être l’ambassadeur volontaire à cette cause visant à la transformation véritable de la terre de Dessalines. Pour matérialiser ses objectifs, Morvan via “BAT BRAVO POU LA JENÈS” entend : continuer sa mission sacerdotale de dénoncer les corrompus et les corrupteurs au niveau du pays en général et au sein de l’administration publique en particulier. Donner également une tribune aux citoyennes, citoyens qui font preuve de crédibilité et d’honnêteté dans la gestion de la chose publique et privée. Orienter le débat public vers les réels besoins de la population urbaine et rurale au lieu de passer du temps à dicuster sur le sexe des anges. C’est pourquoi, il a un nouveau slogan pour cette année, disant: “ MIKWO W KA EDE”.

Le mouvement “BAT BRAVO POU LA JENÈS” dirigé par John Colem Morvan veut proposer de nouvelles alternatives basées sur la valorisation des ressources d’Haïti. Promouvoir une nouvelle classe politique et sociale par la formation et l’émergence des nouveaux leaders politiques dans les collectivités territoriales. Faire une plaidoirie pour une réforme institutionnelle du pays. Influencer le prochain processus électoral pour l’émergence de nouvelles figures sur l’échiquier politique.

Plusieurs personnalités avisées se questionnent sur la motivation véritable de Morvan et de son mouvement, pensant qu’il y a des intérêts cachés mais surtout politiques. Selon John Colem Morvan, « BAT BRAVO POU LA JENÈS » n’est pas une plateforme politique et n’est membre d’aucun parti. C’est un mouvement social qui cherche à porter la lumière à la population haïtienne dans ses choix politiques face à la recrudescence de la corruption dans le Pays. Cependant, “BAT BRAVO POU LA JENÈS” est avant tout un mouvement ouvert et inclusif visant à proposer des solutions pour une meilleure société.

À travers sa page Facebook ou sa chaîne YouTube, personne n’échappe aux frappes de “NÈG BAT BRAVO A OU NÈG TÈT MARE A”. Que vous soyez du secteur culturel, de la Presse, du monde politique ou du secteur économique, sans ambages, Morvan vous lave vos linges sales en public malgré les menaces et attaques.

John Colem Morvan n’hésite même pas une seconde de dire tout haut tout ce qu’on dit tout bas ou tout ce que les autres n’osent pas dire. On se rappelle de ses accusations graves sur Johnson Napoléon, Roberde Céliné dit Bob C, Patrick Moussignac, Rony Célestin, Alfrédo Antoine ainsi que les puissants chefs de gang (G-9) dont Barbecue et Krisla.

John Colem Morvan n’est pas à son coup d’essai, il animait depuis quelques temps deux émissions à la radio Ecoute FM de Montréal : “Ayiti Toutouni et Denye kalkil”. La première était diffusée les lundi, mercredi et jeudi, de 7h à 9 h du soir et l’autre “Denye kalkil” passait chaque samedi soir. Ne voulant pas se contenter sur ses quelques auditeurs, il a donc décidé d’effectuer un grand changement qui a débuté le 13 avril 2020 après son voyage des États-Unis le 18 mars où il se mettait en quarantaine pendant quatorze jours à la maison. Et c’est à partir de là qu’il a commencé à faire des directs (lives) sur les réseaux sociaux dont Facebook.

Alors, Morvan a demandé à son public (la jeunesse) de s’applaudir et d’applaudir aussi la victoire que la jeunesse venait de remporter sur toutes les mauvaises choses qu’on dit contre elle sur les réseaux sociaux. C’est donc ainsi qu’est né le fameux slogan « BAT BRAVO POU LA JENÈS» qui devient maintenant de plus en plus populaire.

Contrairement aux informations qui font croire que Morvan est un destructeur qui a pour mission de détruire ou de ternir l’image de certaines personnalités de la République. Non, dit-il, l’objectif n’est pas du tout de dénigrer mais, de démasquer les corrompus, les méchants qui détruisent les rêves de la Jeunesse. Il faut défendre la jeunesse, quelque soit le prix à payer. Cette dernière avait besoin d’un défenseur, un avant-gardiste, un messager qui ne vend pas ses paroles et son micro mais qui défend la vraie cause de la société, a-t-il précisé.

Il faut démasquer les loups déguisés en moutons qui accusent à tort et à travers la jeunesse de ne s’adonner qu’aux plaisirs sexuels ou débauches en répétant “CHAWA PETE”. Elle peut faire mieux et mérite mieux. Pour ce faire, il a fallu un Morvan qui, malgré vents et marrées, décide de mettre à nu certains bluffeurs de renommée nationale ou internationale.

Parallèlement, selon Morvan les Haïtiens vivant à l’extérieur du pays doivent s’impliquer davantage dans les affaires politiques d’Haïti. Beaucoup de membres de la diaspora gardent un silence de cimetière. Donc, pour enfin changer les choses, il faut que de nouvelles voix se lèvent et ce sera celles de la jeunesse et surtout celles de la diaspora haïtienne, a-t-il déclaré.

Toutefois, John Colem Morvan n’a aucune ambition politique immédiate. “Mon équipe et moi sommes là pour éclairer la population sur les bons choix à faire au moment des élections pour ne plus prendre des loups pour des moutons”, a-t-il précisé à la rédaction de TripFoumi Enfo.

Pour continuer son travaille avec une plus large audience, de plus de la radio “ BBJ International “, une radio créée et financée par “LA JEUNESSE”, plusieurs stations de radio en Haïti se mettent à sa disposition. Vous allez pouvoir écouter ses émissions dès la semaine prochaine, du lundi au vendredi entre midi et deux heures dans l’après-midi sur la Radio Caramel 106.5 FM stéréo dans la région Sud d’Haïti. Vous pouvez l’écouter également à Port-au-Prince sur Émancipation FM émettant sur le 90.7.

Morvan sera aussi sur la radio Préférence FM de Petit-Goâve émettant sur le 107.5 FM. Il sera bientôt sur la radio Leve Kanpe à Hinche (Plateau Central).

John Morvan Colem est entrain de travailler sur la sortie de son premier ouvrage intitulé: Les grands dossiers de BATBRAVOPOULAJENÈS. Avec ses différentes émissions Retrouvailles, université BBJ International ainsi que Nouveau calcul qui est une émission de débats et d’analyse, Tribinal Pèp la: une émission d’interaction avec le public et Ayiti Toutouni, celle qui met à nu la République, une émission de dénonciation sans limite, Morvan croit qu’il doit pecfectionner sa formation de lutte contre la corruption pour apporter des éléments nouveaux, il vient d’être accepté au Collège Maisonnoeuvre Rosemont de Montréal pour poursuivre une étude sur les Renseignements d’enquêtes.

Morvan, le messager qui utilise son micro pour dénoncer les corrompus donne toutefois trois raisons majeures pouvant lui contraindre d’abandonner le micro.
1- La réélection du PHTK au pouvoir
2- Le public (la jeunesse) ne finance plus la radio BBJ International
3- Avec une nouvelle équipe au pouvoir et qui ignore le procès de Petro Caribe.

John Colem Morvan, avec son micro, se réclame la voix des sans voix, le porte-parole des laissés-pour-compte, l’ambassadeur des plus démunis et vulnérables. Un nom, une voix, un micro pour des milliers de jeunes sans espoir. Il est le messager ou l’envoyé spécial de ces dernières années dans sa façon, qu’on le veuille ou non.

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