Les violons ne s’accordent pas entre l’ambassade américaine et le palais national

By | February 21, 2021

Après les récentes déclarations du département d’État Américain sur la révocation des juges de la cour de cassation, par l’organe de sa secrétaire adjointe, Julie Chung, le palais national monte aux créneaux.

Après Patrick Crispin, c’est le tour de Renald Lubérice de déclarer que « norme démocratique signifie qu’un juge ne peut pas s’autoproclamer « président de la République » sans que la constitution ne le prévoit, au mépris de la loi sur la magistrature ».

Une telle déclaration tend à faire accepter les décisions anticonstitutionnelles de Jovenel Moïse. Il conclut : »Tolérer de tels actes, c’est ne pas respecter Haïti et son peuple. »

Suite à ces interventions, l’ambassade américaine a haussé le ton pour se positionner aux côtés des juges qui sont en grève contre la décision de Jovenel Moïse, en notifiant que « les États-Unis réaffirment leur soutien à un pouvoir judiciaire indépendant, sans aucune ingérence de l’exécutif. Une démocratie efficace nécessite un pouvoir judiciaire indépendant, une législature fonctionnelle et un exécutif qui protège les droits de tous ».

Pour une fois, l’ambassade américaine en Haïti n’a pas parlé des principaux objectifs de Jovenel Moïse pour l’année 2021 qui sont : la reforme constitutionnelle et l’organisation des élections.

Pour sauver l’exécutif, Me Rockfeller Vincent, Ministre de facto de la Justice et de la Sécurité Publique, informe que les trois juges récemment nommés par M. Moïse sont issus d’une liste qui a été soumise par le sénat, ignorant que la révocation des juges est bel et bien inconstitutionnelle au regard du principe d’inamovibilité, garanti par la loi-mère de la République.

SOURCE: TRIP FOUMI

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