Parlement : Joseph Lambert sur les traces de Jocelerme Privert?

By | February 2, 2021

Quoique réduit à 1/3, le sénat de la République a désormais un nouveau président. Le sénateur du sud-est, Joseph Lambert a été élu ce lundi 11 janvier à la tête du nouveau bureau de la chambre haute. À l’approche de la date cruciale du 7 février, certains observateurs estiment que l’animal politique se positionne en vue d’accéder au Palais National.

Depuis le deuxième lundi du mois de janvier de l’année 2019, le parlement haïtien, co-dépositaire de la souveraineté nationale, est quasi dysfonctionnel. Le président de la République, Jovenel Moïse a lui-même proclamé sa caducité et renvoyé les deux tiers du sénat. Et depuis, le sénat ne compte que 10 sénateurs.

L’ex président de la République, Michel Martelly n’a pas su trouver la bonne formule pour organiser les élections municipales, législatives et présidentielles durant son quinquennat. Se trouvant dans l’obligation de passer l’écharpe à un autre président, il a du recourir au sénat, dès lors dirigé par Jocelerme Privert. Ce dernier dans un premier temps, a été élu président du sénat le 14 janvier 2016.

A l’issu dun accord politique entre l’exécutif et le pouvoir législatif, il a été convenu qu’un gouvernement transitoire serait installé dans l’attente du prochain scrutin présidentiel. Et après un vote parlementaire, Jocelerme Privert a été élu nouveau président d’Haïti. Il resta président de facto jusqu’au 7 février 2017, malgré l’expiration de son mandat le 14 juin 2016.

Les jours passent mais les données restent inchangées. Jovenel Moïse a scrupuleusement et maladroitement copié celui qui l’a endossé. « L’ingénieur » et patron d’Agritrans n’a jusqu’à présent organisé aucunes joutes électorales. Il se contente de préférence à publier une tonne de décrets au lieu de trouver le consesus pour sortir le pays du gouffre.

Et face à cette configuration aux allures de déjà-vu, le pays se prépare à revivre des jours sombres. Une question est sur toutes les lèvres, Jovenel Moïse partira ou partira pas ? L’opposition politique se prépare à fouler le macadam dans le but d’exiger le respect de la loi mère. Cependant, les violons ne s’accordent pas sur l’après Jovenel Moïse. Chacun de son côté tire sur la corde, tous les coups sont permis.

SOURCE: TRIPFOUMI

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *