Président illégal, Jovenel Moïse tente de limoger des juges inamovibles et de réduire à néant la Cour de Cassation

By | February 9, 2021

Qui arrêtera Jovenel Moïse dans ses dérives dictatoriales?

En plus de faire extirper de son lit en pleine nuit, maltraiter et emprisonner un juge à la Cour de Cassation, l’apprenti-dictateur, devenu de plus en plus féroce et cynique dans ses actions, a sorti un arrêté mettant à la retraite les juges Yvickel Dieujuste Dabrésil, Wendelle Coq Thélot et Joseph Mécène Jean Louis.

Ces juges qui ont un mandat de 10 ans et sont inamovibles ont été choisis par des organisations de la société civile et des partis de l’opposition pour figurer sur une liste de personnalités honorables pouvant conduire la transition de rupture, suite à la fin du mandat constitutionnel du Président Tet Kale.

Les juges de la Cour de cassation sont inamovibles et ne peuvent être destitués que pour forfaiture légalement prononcée, ou ne peuvent être suspendus qu’à la suite d’une inculpation. Ils sont alors justiciables de la Haute Cour de justice. Ils ne peuvent être l’objet d’affectation nouvelle, sans leur consentement, même en cas de promotion. Il ne peut être mis fin à leur service durant leur mandat qu’en cas d’incapacité physique ou mentale permanente dûment constatée.

Depuis son accession à la première magistrature de l’État, le trublion s’est révélé comme un violent ouragan s’abattant sur les institutions du pays.

Sa première action a été de révoquer le directeur du FDI, créancier de son entreprise déficitaire, Agritans. Il en a profité pour changer les règles du jeu et mettre dans l’ombre les opérations financières.

Plus tard, il s’est rabattu sur l’ULCC, révoquant illégalement le mandat de son directeur et rendre l’institution moins performante par une loi scélérate votée par sa majorité parlementaire.

Au passage, il a mis sur embargo les élections indirectes devant enfin mettre en place les collectivités territoriales pour permettre le démarrage du processus de déconcentration et décentralisation du pays. Mais, il a voulu garder pour lui seul la possiblité de nommer les juges (ses juges, les juges de l’équipe) et d’écarter soigneusement les juges intègres.

Du parlement à la Cour des Comptes, Jovenel Moïse a planifié la mise en coupes réglées et le démantèlement des institutions. Aucune élection n’a été organisée, aucun ambassadeur n’a été envoyé au sénat pour ratification durant son mandat. Tous les dirigeants des organismes autonomes sont des ad interim, malléables et corvéables à merci.

La décennie Tet Kale a été un gage pris sur la tête des Haïtiens pour faire du pays un véritable … shithole.

SOURCE: TRIPFOUMI

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